London Theatre Review : Notre-Dame de Kibeho

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[*Notre-Dame de Kibeho*](https://www.londontheatredirect.com/play/4176/our-lady-of-kibeho-tickets.aspx) de Katori Hall arrive au [**Theatre Royal Stratford East**](https://www.londontheatredirect.com/venue/107/theatre-royal-stratford-east.aspx) – une production qui livre une histoire vraie percutante défiant les attentes. En 1981, une écolière de 16 ans, Alphonsine, a fréquenté le Kibeho College dans la petite paroisse montagneuse de Mubuga – la « terre des sept collines ». Elle et deux de ses amies furent soudain submergées par des possessions frémissantes et des visites de la Vierge Marie – une apparition angélique vêtue de soleil, annoncée comme la « Mère du Verbe », qui délivrait un message de bonté et avertissait d’une terrible guerre qui jaillirait un jour du cœur des hommes...


Il pourrait surprendre que cette histoire porte en réalité le poids d’un fait historique. Le cauchemar qui a suivi au Rwanda semblait refléter les avertissements de la Vierge Marie, lorsque les eaux ont coulé rouges de sang et que jusqu’à un million de personnes ont été tuées en 100 jours, assassinées par la cruauté du gouvernement hutu. En fait, la violence s’est même étendue au collège de Kibeho lui-même – le lieu du drame de la pièce – où la plupart des étudiants de l’époque ont été assassinés. Au début, il est indéniable que Kibeho est l’endroit où Dieu vient en vacances – lentement, paisible, baigné par le soleil – bien que, comme l’émissaire nous le rappelle plus tard, « [Dieu] vit à Rome ». Puis *Notre-Dame de Kibeho* sombre dans le chaos alors que les héroïnes intrépides se lancent avec une physique tremblante dans des possessions troublantes. Il est difficile de ne pas être bouleversé par l’impact viscéral de voir les écolières submergées par des esprits imaginaires et submergées par l’émotion intense suscitée par les visions de la Vierge Marie. Le drame se déploie ensuite avec des proportions bibliques. Des éclairs éclatent contre les fenêtres fermées. Les vues imaginaires du Rwanda s’étendent au loin sous un ciel doré. Puis le collège simple se transforme en terrain sacré et en pierre aimante sacrée attirant en masse croyants locaux et non-croyants. Avec le temps, un émissaire du Vatican visite Kibeho, au nom du Pape, et emploie des méthodes plus pratiques pour vérifier ces visites célestes. Dans certaines des scènes les plus inconfortables de la pièce, l’émissaire utilise des aiguilles pour poignarder les écolières en pleine crise. S’il n’y a pas de réaction à la douleur, les possessions sont considérées comme partiellement vérifiables – une conviction d’intégrité qui rappelle l’immolation des moines bouddhistes, dont les dirigeants ont parfois immergé une immersion totale dans leur foi pour s’enflammer et s’asseoir sans fléchir en position de lotus, redéfinissant ce que l’on croit physiquement possible. Cette idée d’endurance spirituelle crée un faisceau dominant au-dessus de la performance dans son ensemble. À un moment donné, il est dit que Dieu ne nous impose rien « que nous ne puissions supporter » – une affirmation qui semble porter un mauvais pressentiment, considérée parallèlement au génocide qui suivit treize ans plus tard. Et encore une fois, c’est un autre faisceau invisible qui ombrage la pièce, suspendu au-dessus de la scène avec des doigts invisibles et squelettiques – à moitié serrés par la haine ethnique qui a apporté un cauchemar apocalyptique au Rwanda et transformé ce sol saint humide en « enfer sur Terre ». Notre-Dame de Kibeho est une histoire découverte par Katori Hall lors d’une conversation avec des survivants lors d’une visite au Rwanda. Cela appelle parfois à une suspension de l’incrédulité, notamment en regardant les mouvements divins qui balaient les écolières. Dans *The Mountaintop* , Katori Hall a remis en question l’édifice immaculé de Martin Luther King – réimaginé en martyr imparfait. Dans *Notre-Dame de Kibeho*, Katori Hall nous emmène sans peur dans un voyage dans les profondeurs de la spiritualité et des troubles politiques – dévotion et division. Elle nous rappelle l’un des souvenirs les plus sombres du monde, un holocauste né des divisions ethniques et qui a étendu la division nationale entre les tribus hutu et tutsi. Plus encore, la création de Hall est une réflexion sur le pouvoir de la foi. D’abord rejetées comme sorcières et sophistes, les écolières marchent sur une fine corde raide à travers un espace liminal, posant au public une question très difficile : qu’est-ce qui distingue le fantasmé du visionnaire ? * * * Achetez dès aujourd’hui vos billets *pour Our Lady of Kibeho* à partir de £18 ! 🎟[**Achetez ici vos billets *pour Notre-Dame de Kibeho* **](https://www.londontheatredirect.com/play/4176/our-lady-of-kibeho-tickets.aspx)!

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