Musique d’ambiance
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La nouvelle production de Joe Penhall [Mood Music](https://www.londontheatredirect.com/play/2977/mood-music-tickets.aspx), mise en scène par Roger Michell, offre un regard opportun sur l’exploitation, le genre et ce que nous ferons pour réaliser nos rêves. La chanteuse et auteure-compositrice irlandaise Cat (Seána Kerslake) est aux anges lorsqu’elle a l’occasion de travailler avec Bernard (Ben Chaplin), l’homme derrière certaines des chansons préférées de son défunt père. Bernard veut juste une chanteuse parce qu’elle est moins chère. Grâce à leurs psychothérapeutes, Vanessa et Ramsey (Jemma Redgrave et Pip Carter) et leurs avocats Seymour (Neil Stuke a remplacé Chaplin dans la série Game On de la BBC) et Miles de Kurt Egyiawan fournissent ce tampon indispensable à une relation destructrice.
En surface, Mood Music parle d’un producteur arrogant et destructeur et d’un protégé naïf, mais le scénario de Penhall est plus profond que cela, car Cat devient aussi destructrice que son mentor ; Ils ont manqué à leur devoir de diligence envers cette jeune femme, qu’ils savent plus facile à rembourser que de gérer un procès. Finalement, Cat perd tout ce qu’elle avait construit et Bernard continue comme avant.
Penhall a exploré des thèmes similaires dans Blue/Orange, une pièce sur un patient noir en santé mentale, Christopher, et les batailles auxquelles ses consultants sont confrontés concernant ses soins à la maison. La race plutôt que le genre domine, mais une fois de plus, un personnage est exploité par les personnages masculins blancs et Christopher, comme Cat, parvient toujours à jouer le système, mais pas sans se faire gravement brûler.
Tous deux s’intéressent aussi à la santé mentale : la mort du père de Cat à un jeune âge l’a profondément affectée et elle supporte Bernard pour prouver qu’elle peut réussir, tandis que Bernard est abandonné par ses épouses et ses parents en conflit, ce qui façonne ses chansons et sa vision de la vie.
Chaplin est excellent dans le rôle du Bernard, suffisant mais talentueux, s’appropriant un personnage complexe, et Kerslake comme Chaplin sont à leur meilleur lorsque les avocats et psychothérapeutes ne sont plus en scène, Redgrave et Carter semblent surtout fournir de l’exposition et poser des questions plutôt que de jouer des personnages pleinement développés. Après un début lent, Egyiawan, en Miles horrifié essayant de bien faire pour Cat alors que personne d’autre ne le fait, offre l’une des rares performances sympathiques de la soirée. Alors que Stuke est un bon ressort comique en réalisant que Bernard a menti et a mis sa carrière, et peut-être la réputation de la maison de disques, en danger.
On trouve des comparaisons opportunes avec l’affaire de Kesha contre Dr Luke et Sony, et bien sûr le scandale #Metoo où la masculinité toxique et la perception sociale du talent masculin dominent dans cette pièce riche mais parfois difficile.
Mood Music termine sa diffusion le 16 juin, assurez-vous de ne pas la manquer. Réservez vos [billets ici](https://www.londontheatredirect.com/play/2977/mood-music-tickets.aspx).