CRITIQUE : Pixie Lott rayonne au petit-déjeuner chez Tiffany mais laisse le public indifférent
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**Pixie Lott** endosse le rôle emblématique de Holly Golightly, rendu célèbre par Audrey Hepburn, dans une adaptation théâtrale de la nouvelle très appréciée de Truman Capote «
[**Breakfast at Tiffany’s**](https://www.londontheatredirect.com/play/1861/Breakfast-At-Tiffanys-tickets.aspx) suit un narrateur sans nom (**Matt Barber**) alors qu’il emménage dans le même immeuble en brownstone que la fille de la haute société, Holly Golightly (**Pixie Lott),** et devient fasciné par sa nature imprévisible et insouciante. Holly le surnomme Fred d’après son frère à qui il ressemble soi-disant et l’invite dans son monde pour rencontrer les personnes qu’elle rencontre occasionnellement, le riche Chalutier Rusty (**Tim Frances**), le diplomate brésilien Jose (**Charlie De Melo**) et la mondaine Mag (**Naomi Cranston**).
Holly Golightly est un personnage vraiment difficile à jouer ; Elle doit être d’une énergie et d’une extravertie charmantes, mais révéler des bribes de vulnérabilité et de complexité émotionnelle. **Pixie Lott** fait de son mieux, mais on ne peut s’empêcher de penser que sa performance devrait être plus nuancée et intéressante pour la scène du West End. Le film est censé être plus édulcoré que la novella et la majeure partie de la pièce le reflète, mais **le Holly de Pixie** est plus sucré que celui de Hepburn et, même dans les moments les plus sombres de la pièce, elle ne parvient pas à développer le personnage en quelque chose de plus profond. L’attrait du houx de Hepburn résidait dans sa nature réservée et prudente, ce que **Pixie** ne parvient pas vraiment à cerner. Des répliques comme « Je déteste les fouilles » étaient mystérieuses et intéressantes avec Hepburn, mais tombent à plat dans l’adaptation théâtrale ; il est difficile de ne pas comparer quand des moments emblématiques d’une adaptation perdent complètement leur éclat dans une autre.
Néanmoins, **l’historique de Pixie Lott** lui confère la présence scénique idéale pour ce spectacle. Elle illumine la scène avec sa personnalité plus grande que nature et est magnifique tout au long du film. Nous connaissons tous quelqu’un qui se comporte un peu comme Holly dans la vraie vie, probablement dans une moindre mesure, et on ne peut s’empêcher de la regarder quand elle traverse la scène en s’agitant. Cette production n’aurait probablement pas existé sans un casting vedette, mais je ne suis pas convaincu que **Pixie Lott** était le bon choix pour ce rôle.
**Matt Barber** , dans le rôle de notre narrateur, était un peu plus captivant émotionnellement alors qu’il lutte avec son identité de jeune homme qui n’a pas encore commencé à réussir. Il offre au public un développement de personnage bien plus intéressant, mais la pièce semble tout de même manquer de réelle substance. Tous les hommes qui deviennent fascinés par Holly sont formidables, Joe Bell (Victor McGuire), Doc (Robert Calvert), Jose (Charlie De Melo), OJ (Sevan Stephan) et Rusty (Tim Frances), mais quand le public ne s’accroche pas à elle de la même façon, tout cela semble (pour citer un membre du public assis près de moi) tiède.
Cela en dit long sur une série où le chat est le seul à faire rire et qu’à chaque fois qu’il arrivait, la tension s’apaisait de façon évidente, ce n’est qu’à ce moment-là que j’ai réalisé à quel point l’ambiance était tendue dans le public. Les adaptations théâtrales de [**Breakfast at Tiffany’s**](https://www.londontheatredirect.com/play/1861/Breakfast-At-Tiffanys-tickets.aspx) ont eu l’habitude de ne pas vraiment fonctionner et cette production, bien que bien intentionnée, suit le même plan en raison d’un scénario quelque peu maladroit et de l’absence de capacité à émouvoir le public. Le casting principal de Pixie Lott apporte un peu plus de glamour mais ne parvient pas à donner à la production la profondeur ni l’impact émotionnel dont elle a besoin. Le résultat est une série médiocre qui finit par donner envie de revoir la version filmée.