CRITIQUE : L’Avare

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[**The Miser**](https://www.londontheatredirect.com/play/2367/the-miser-tickets.aspx) marque les débuts dans le West End de Lee Mack, qui tient la vedette dans la pièce de Molière aux côtés de Matthew Horne et Griff Rhys  Jones dans le rôle-titre, arin et économe, de Harpagon.
La pièce suit Harpagon (Rhys Jones) alors qu’il tente de contrôler ses enfants en les mettant en couple dans des mariages frugaux. Inutile de dire que chaque mariage est aussi inapproprié et mal accueilli par les enfants que le précédent. Au fil de la pièce, les enfants (ainsi que d’autres membres de la distribution grivoises) font tout leur possible pour empêcher ces mariages, sans que le gag clownique n’échappe.  Malheureusement, beaucoup de ces gags tombent à plat car ils ne correspondent pas. Les fans de Lee Mack sont au paradis de la bande dessinée, regardant Mack se pavaner sur scène et interagir avec les spectateurs de manière « hors de la plaque ». Matt Horne est charmant en trébuchant sur scène en incarnant le malheureux et douloureusement obéissant majordome Valere. N’étant pas étranger à la comédie, son timing et sa prestation sont excellents tout au long du film. La pièce est parsemée de chansons d’ensemble légères, bien accueillies. Le spectacle est volé par la costumière Alice Power, dont les costumes exquis sont non seulement accrocheurs mais aussi visuellement addictifs. Fou, catastrophique et ridicule... ce spectacle a toutes les bases pour être un succès retentissant, mais à cause de quelques problèmes techniques et de la combinaison de répliques contemporaines et du texte original de Molière, ça ne fait pas encore l’affaire.

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