CRITIQUE : Travestis
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Cette pièce intelligente mais déconcertante est **Tom Stoppard** à son meilleur. J’ai des sentiments mitigés envers Stoppard, car la qualité de son travail peut aller du décevant Hard Problem (National Theatre 2015) au divertissement sous la forme de la récente reprise de Hapgood au Hampstead Theatre. La pièce de Stoppard de 1976 [**Travesties**](https://www.londontheatredirect.com/play/2392/travesties-tickets.aspx) reflète une autre époque et peut-être un homme différent.
L’intellectualisme intimidant qui entoure l’œuvre de Stoppard est bien présent, car il est clair qu’une certaine connaissance de la littérature britannique et du communisme russe aide à certaines références, mais il y a aussi un sens du plaisir, une légèreté souvent absente du théâtre et ce qui en fait un spectacle clé. Je dirais qu’il n’est pas nécessaire de connaître l’histoire pour en profiter ; C’est tout simplement une série bonne et bien rythmée.
Les précédents acteurs de Travesties incluent Anthony Sher, Tim Curry, John Hurt et Robert Powell, mais le West End a un véritable coup de maître avec le casting de Tom Hollander, un acteur aussi à l’aise dans le drame que dans la comédie, qui incarne Henry Carr, qui se remémore son travail à Zurich en tant que consulat britannique, où il a rencontré un jeune James Joyce (Peter McDonald) et Vladimir Lenin (Forbes Mason). Il y a aussi une intrigue secondaire qui ressemble beaucoup à L’Importance d’être Sérieux, impliquant Tristan Zara (Freddie Fox), sa sœur Gwendoline (Amy Morgan) et la bibliothécaire bolchevique Cecily (Clare Foster, qui livre une performance comique fantastique et m’a vraiment rappelé beaucoup de bibliothécaires que je connais). Hollander est également heureux de prendre du recul dans la seconde moitié et la seule vraie déception est le manque de décors intéressants et le fait de ne pas avoir vu d’autres productions. Je ne sais pas ce que Marber apporte à cette production en tant que metteur en scène, mais je sais que certaines répliques originales ont été retirées.
C’est un casting fantastique, avec un excellent sens du timing comique et une belle écriture dramatique, notamment pour le personnage de Nadya Lenin (Sarah Quist), mais parfois cela peut sembler un gaspillage de certains excellents seconds rôles dans cette production plutôt chaotique. Le Bennett de Tim Waller est malheureusement sous-exploité et le Lenin de Mason est à son meilleur lorsqu’il devient une figure de rire. Au final, Travesties est assez ridicule et c’est en partie son charme. Ne vous laissez pas décourager par les éléments intellectuels.[ Profitez de ce spectacle](https://www.londontheatredirect.com/play/2392/travesties-tickets.aspx) comme drôle, qui met en scène Ulysse, Oscar Wilde, des bolcheviks et beaucoup de danse.