Critique de théâtre de Londres : Cirque du Soleil
Published on 23 January 2020
En 1984, 20 artistes cracheurs de feu et échassés sont descendus dans les rues de la haute direction de la haute direction de la Baie-Saint-Paul à Québec, Canada. Les spectacles qu’ils y ont donnés ont marqué le début d’un voyage pour remettre en lumière les arts du cirque en difficulté. Arrive des publics écarquillés de loin, et voici le désormais mondialement célèbre Cirque du Soleil – une troupe de cirque contemporaine qui vient de revenir pour sa résidence annuelle et a réussi un autre atterrissage quasi parfait dans le Royal Albert Hall.

Encore une fois, dans Cirque du Soleil : Luzia, la troupe a aligné toutes ses flèches et les a tirées dans le public avec un flair implacable et une précision artistique époustouflante. Situé dans un paysage onirique qui fusionne le pays des merveilles d’Alice avec le Mexique rural, le rêve éveillé de Luzia est parfois bouleversant, combinant un jeu de lumière (luz en espagnol) et de pluie (Iluvia) pour donner vie aux séquences acrobatiques d’une manière profonde et imprégnée des phénomènes de la nature. Imaginez un numéro où un acrobate corde lisse torse nu aux cheveux longs s’élève en spirale à travers un rideau d’eau de 14 mètres, projetant une pluie en spirale au-dessus du Royal Albert Hall, tandis qu’un énorme léopard observe d’en bas, et vous aurez une idée de l’ampleur et du fantasme que les décors d’Eugenio Caballero impliquent... et justifie notre hyperbole.
Le verdict ? Cette entreprise, d’origine canadienne, a offert un autre spectacle riche culturellement et à enjeux élevés pour son30e anniversaire. Malgré quelques éclairs de folie de clown, le spectacle avance à un rythme très rapide avec de nombreux moments pour vider l’auditorium, d’un homme masqué de Lucha Libre effectuant un swing complet à 360 degrés (manquant de peu de toucher le plafond lointain), à un éclatant rétro bleu-bleu où le grand musclé moustachu, Ugo Laffolay, fait exploser ses muscles sur une hauteur impossible , plier les poteaux. Et tout cela accompagné de muzak ondulants et d’explosions de chant traditionnel qui accentuent la tension et font frissonner.
On ne peut s’empêcher de ressentir ce fort sentiment de connexion entre ces interprètes – des virtuoses d’un art désormais raréfié. Ils restent ensemble devant toi dans un péril momentané, immergés dans l'action, risquant tout, avant d'être réunis encore et encore avec une aisance apparente, comme si tu venais de t'être perdu dans l'échauffement.
Les billets********* ***pour le Cirque du Soleil sont déjà en vente sur London Theatre Direct.
Achetez dès aujourd’hui vos billets *pour le Cirque du Soleil *à partir de 60 £ !


