Critique de Marie & Rosetta : Note parfaite ; Mes frissons avaient la chair de poule

Published on 7 March 2026

Une exploration joyeuse de la musique comme foi, rébellion et évolution du son à travers les générations.

En tant que personne qui est obsédée par la musique gospel depuis qu’elle demande obsessionnellement à louer la VHS Sister Act 2 : Back in the Habit chaque week-end depuis que j’ai six ans ; piéger mon mari pour qu’il se promène sur le Mississippi Blues Trail (sur la promesse d’un « très bon barbecue ») et faire un détour / pèlerinage musical de 200 miles juste pour visiter Al Greenà Memphis l’été dernier, on peut dire sans risque que je suis allé à @sohoplace avec des attentes démesurées. On peut aussi dire sans risque que je n’ai pas été déçu.

Située dans le Mississippi dans les années 1940, Span <style **de> Brant="background-color :transparent ; color :rgb(0, 0, 0)"> la pièce se déroule sur une soirée de répétition alors que Sœur Rosetta Tharpe (brillamment interprétée par la Soul Queen Beverley Knight) se prépare pour sa première tournée avec la jeune chanteuse gospel Marie Knight (animé par l’incroyablement talentueux Ntombizodwa Ndlovu). En tant que chanteur-guitariste aussi fluent en gospel, en blues qu’en jazz, Tharpe incarnait une tension artistique distinctement américaine entre le sacré et le profane. Elle voyait pleinement le gospel et le blues comme deux faces d’une même pièce musicale et se sentait parfaitement à l’aise en les fusionnant aussi bien lors du service du dimanche que dans les juke joints du samedi soir – le salut rencontré par l’assurance d’une guitare électrique pour créer un son qui, pour Tharpe, n’avait pas besoin d’être confiné dans les murs de l’église malgré ce que de nombreuses voix conservatrices de la congrégation en disaient à l’époque.

Critique de Marie & Rosetta

Pendant ce temps, la timide mais étouffée Marie Knight est à la fois fascinée par l’art de Rosetta et douloureusement consciente des attentes sociales et morales — prise entre l’admiration, la modestie, la fascination et la retenue conservatrice de son éducation ecclésiastique alors qu’ils parcourent le Sud profond ségrégué. Rosetta l’encourage à ajouter plus de mouvement, plus de soul et plus de swing à son chant, guidant Marie de jouer secrètement la musique de Tharpe dans un sous-sol d’église vers une expression plus complète et plus libérée de la passion et de la sensualité qui peuvent vivre dans le gospel sans en diminuer la puissance spirituelle.

La plus grande force de la série réside dans la dynamique entre les deux femmes, qui rappelle la chaleur émotionnelle et la complexité des relations, comme celle entre Shug Avery et Celie dans The Color Purple ; où l’intimité se transmet moins par la romance explicite que par la tendresse, l’émancipation féminine et la libération partagée. Bien que la production se concentre sur le partenariat musical, elle suggère aussi un lien émotionnel plus profond façonné par le mentorat, et la question de savoir si un don divin de talent appartient à Dieu, à la congrégation ou au monde en l’ensemble.

La production capture brillamment un moment où la musique gospel négociait sa propre identité — ancrée dans la tradition ecclésiastique mais de plus en plus attirée par le jazz, contribuant finalement à donner naissance au rock 'n' roll. Bien avant que le rock 'n' roll n’ait un nom, Sister Rosetta Tharpe contribuait déjà à forger son son, amplifié plus tard par des artistes tels qu’Elvis Presley, Little Richard et Johnny Cash. On peut dire sans risque que Tharpe a marché pour que ces artistes puissent courir !

Voir l’histoire de cette évolution musicale dans le cadre intime et circulaire de @sohoplace et être à quelques pas des puissantes Beverley Knight et Ntombizodwa Ndlovu m’a semblé être un vrai plaisir. C’est un toit qui s’élève, farouchement oint, et, en plus du fait que je pourrais vraiment m’asseoir et écouter Beverley Knight chanter les Pages Jaunes avec ses voix soul et veloutées, c’est sans doute l’une des soirées les plus inspirantes de Londres en ce moment. C’est aussi beaucoup moins cher qu’un road trip américain (et tout aussi transportant).

Marie & Rosetta joue à @sohoplace jusqu’au 11 avril 2026. Réservez vos billets dès aujourd’hui.

Hay Brunsdon

By Hay Brunsdon

J'ai plus de 15 ans d'expérience en écriture et en édition, et j'ai commencé à travailler dans l'industrie théâtrale du West End en 2012. Quand je ne regarde pas ou n'écris pas sur le théâtre, je nage, je fais de la randonnée, je cours ou je m'entraîne pour des triathlons dans les vallées de Stroud.