CRITIQUE : Il ne vaut pas la peine d’être inactif en amour
Published on 14 June 2017
C’est un exploit remarquable de tenir la première d’une pièce, environ 40 ans après le décès du dramaturge. En plus du fait que deux textes (Less than Kind et la version réécrite de Love in Idleness) avaient été combinés, j’attendais avec impatience ce que la soirée avait à offrir. Un casting exceptionnel est présenté au public, Anthony Head ainsi qu’Eve Best sont les acteurs les mieux placés pour cette pièce, parfois longue.
C’est peut-être d’actualité avec l’état actuel de la politique britannique, alors que Sir John et Olivia incarnent le couple resplendissant qui fait parler de lui dans la ville. Sir John étant ministre du Cabinet et Olivia étant sa conjointe de fait. Michael, interprété par Edward Bluemel, est le fils qui revient du Canada à l’âge de 17 ans et 11 mois, avec une vision quelque peu à gauche de la vie pendant la guerre. Pour être honnête, j’avais oublié que l’histoire se déroulait pendant la guerre, et je suis reconnaissant pour les pièces de spectacle joliment entremêlées : « souviens-toi de tes rideaux occultants, il ne faut pas voir une lueur de lumière » comme un de ces films.
Avec des sous-entendus d’Hamlet, Michel est joué de manière assez arrogante et juvénile – en effet, ses épais cheveux noirs ont été repoussés avec vigueur à plusieurs reprises. Olivia était la dame qui escaladait désespérément l’échelle sociale et tous les butins et accessoires qui l’accompagnent : « Nous dînerons ce soir au Savoy, afin de pouvoir économiser des rations pour le dîner de jeudi ».
C’est là qu’Eve Best montre pourquoi elle est l’une de nos meilleures dames – son jeu d’actrice est sans égal et elle dégage un air de classe et d’esprit qui sont un plaisir à regarder. En effet, cette histoire parle en fin de compte de renoncer à son propre bonheur personnel pour plaire à son fils, et les émotions multiples qui se sont réunies étaient touchantes, c’est le moins qu’on puisse dire.
Anthony Head connaît sa diction et a la capacité d’articuler chaque mot pour en faire ressortir le sens même. Lui aussi est un spectacle à contempler, regarder et apprécier.
Avec une série très limitée, Love in Idleness est peut-être un billet à ne pas manquer.

By Kay Johal
Kay aime particulièrement les comédies musicales et a une passion pour l’écriture.
