Critique : The Shark is Broken (Ambassador’s Theatre)

Published on 22 October 2021

Last updated on 25 October 2021

Que ce soient des eaux agitées...

Avec la musique thème du célèbre Jaws en boucle, je sentais l’appréhension grandir alors que je me dirigeais vers le théâtre Ambassadors pour embarquer à bord du bateau de pêche Orca, prêt à prendre la mer pour le tournage de Les Dents de la mer. La façade a besoin de plus qu’un simple clin d’œil – le requin et les dents qui jaillissent du toit du théâtre est simple mais efficace. The Ambassadors est un espace suffisamment intime pour accueillir cette production avec aisance et grâce. Cependant, en anticipant la popularité du Shark, « vous aurez besoin d’un bateau plus grand. »

Critique : The Shark is Broken (Ambassador’s Theatre)

The Shark is Broken, littéralement, et tant qu'un remplaçant ne sera pas trouvé, nous passons 90 minutes avec les trois co-stars du film : Robert Shaw, Richard Dreyfuss et Roy Scheider. Écrit par Ian Shaw (fils de Robert), il raconte ce qui se passe ce jour-là lors du tournage. Il est clair que cette pièce a été réalisée avec réflexion et soin. Shaw a réussi à imiter son père avec diligence, mettant en avant son arrogance et ses problèmes d’alcool.  

Les hommes se disputent constamment, jouent à des jeux pour passer le temps, bavardent sur Stephen (Spielberg) et parfois cela ressemble à un concours de savoir qui est le meilleur en jeu et en réalisation/ qui est le mieux connecté. Cela fait écho à la vie confinée, bien qu’elle soit coincée sur un bateau, avec le réconfort de l’alcool vers lequel se tourner, mettant en lumière les questions liées à la dépendance aux drogues et nous permettant, à nous, publics, de découvrir la vie derrière le faste et le glamour.

Si les trois acteurs méritent d’être applaudis pour leurs rôles, c’est Shaw qui vole la vedette. Il passe sans effort du rire à la vulnérabilité, brisant le quatrième mur avec réconfort, notamment lorsqu’il aborde le sujet du suicide. Vers la fin, Shaw prononce les répliques, comme son père le faisait dans les scènes finales, ce qui était un moment très émouvant et émouvant. Le calme dans l’eau reflète le calme du théâtre, soulignant la profondeur de l’écriture.

The Shark is Broken est une œuvre autonome ; il n’est pas nécessaire d’avoir une connaissance préalable de Jaws pour pouvoir en profiter. J’espère que la série sera prolongée puisqu’elle est actuellement limitée. 

P.-S. Anecdote : il y avait en fait trois requins nommés Bruce dans Les Dents de la mer.  Pourquoi le nom Bruce... ? Bruce était l’avocat de Spielberg !


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Kay Johal

By Kay Johal

Kay aime particulièrement les comédies musicales et a une passion pour l’écriture.