Published on 14 February 2014
Après une représentation à guichets fermés et très réussie au Donmar, la pièce de Conor McPherson de 1997 The Weir a été transférée au Wyndham’s Theatre **du West End**. Bien qu’elle ait déménagé dans une salle plus grande, la production de Josie Rourke a conservé son intimité.
The Weir est une pièce en un acte, en temps réel, d’une durée d’une heure quarante-cinq minutes. Il y a tout le temps d’apprécier le détail du design de Tom Scutt et de se laisser emporter par l’atmosphère particulière. Je dois préciser que The Weir n’a rien à voir avec la pièce plus récente de McPherson, The Night Alive, qui est une pièce plus rapide et plus sanglante
Situé dans le pub isolé de Brendan sur la côte ouest de l’Irlande,
The Weir présente quatre hommes qui discutent autour d’une pinte de bière. L’ambiance change complètement lorsqu’une femme (Valerie, interprétée par Dervla Kirwan) originaire de Dublin, nouvelle dans la région, arrive et commande (de façon controversée et choquante) un verre de vin.
Au fur et à mesure que les boissons sont consommées, les cinq commencent à raconter diverses histoires, la plus glaçante venant de Valérie. Ce n’est que lorsqu’un des hommes a fait un commentaire après la fin de l’histoire que j’ai réalisé depuis combien de temps une voix masculine n’avait pas été entendue. Le silence était hantant. The Weir n’est pas un drame palpitant et effréné ni un grand spectacle ; Il est sombre et troublant, mais d’une manière plus subtile.
The Weir propose certains des meilleurs jeux d’acteur que j’aie vus depuis très longtemps. Comme toute la distribution originale de Donmar, Risteárd Cooper, Brian Cox, Dervla Kirwan, Peter McDonald et Ardal O’Hanlon, a déménagé avec la production au West End, il n’est pas surprenant qu’ils aient tous perfectionné leurs performances.
Alors que les spectacles du West End misent de plus en plus sur des designs sophistiqués et des décors high-tech, il est rafraîchissant de voir quelque chose qui ne fait que parler de cinq acteurs racontant des histoires. Bien que la pièce, qui paraît parfois un peu longue, ne plaise pas à tout le monde, si vous êtes amateur de narration et souhaitez une soirée ou un après-midi glaçant et stimulant au théâtre, ne cherchez pas plus loin que The Weir.
Critique par Andrew Tomlins
The Weir est joué au Wyndham’s Theatre jusqu’au samedi 19 avril 2014