L’Homme Souriant : mérite un foyer permanent dans le West End
Published on 3 January 2018
Même si The Grinning Man est une adaptation d’un vieux conte de fées, cette comédie musicale britannique est une combinaison enchanteresse de nouveau et d’ancien. Dès que vous entrez dans Trafalgar Studios, vous êtes immergé dans le Londres victorien et complètement captivé jusqu’au lever du rideau. Le preset du sourire hideux de The Grinning Man s’étire sur le public, vous donnant un avant-goût immédiat de ce qui va arriver et vous êtes accueilli par des musiciens, vous invitant à entrer dans le circus. Pour faire simple, dès que vous arrivez, vous êtes accro.
L’histoire de L’Homme Souriant suit Grinpayne, alors qu’il arrive à Londres dans un cirque itinérant. Le monde fantastique, conçu par Jon Bausor, est sombre, inquiétant et infiniment ingénieux, ce qui n’est fait qu’augmenter avec l’introduction des marionnettes. Du réalisateur primé aux Tony Awards Tom Morris (War Horse) et des marionnettistes Gyre et Gimble (qui ont également travaillé sur War Horse), il n’est pas surprenant de dire que la marionnette est à couper le souffle et totalement envoûtante. Cela, combiné à la musique envoûtante, fait de The Grinning Man un spectacle captivant et chaque spectateur a été captivé.
Avec la marionnette et une bande originale sublime, ce spectacle déborde aussi de clowns, mené par Julian Bleach dans le rôle de Barkilphedro et l’ensemble qui, ironiquement, passe une grande partie du spectacle à faire sourire le public. Beaucoup l’ont dit, mais Louis Maskell est exceptionnel dans le rôle-titre et a une voix qu’on a envie d’écouter en boucle. Casting par Anne Vosser, chaque acteur est étrangement addictif et polyvalent alors qu’il chante, danse, joue la comédie, joue de la marionnette et joue de plusieurs instruments avec aisance. Sanne den Besten est sublime dans le rôle de Dea et incarne parfaitement le tragique Grinpayne de Maskell.
Mark Anderson, Amanda Wilkin et Julie Atherton forment le trio parfait de frères et sœurs royaux un peu farfelus et sont vraiment agréables à regarder.
Écrit par Carl Grose, The Grinning Man est aussi spirituel que déchirant et comporte plus d’un rebondissement inquiétant livré par un casting exceptionnel. Avec une partition impressionnante, un clown, des marionnettes et un chagrin, The Grinning Man coche toutes les cases et mérite un foyer permanent dans le West End.
