Ce n’est pas une Veuve Noire !

Published on 6 April 2018

Actuellement à l'Menier Chocolate Factory, roman de Manuel Puig Kiss of the Spider Woman a été adapté pour la scène, avec une durée d’une heure 40 minutes, englobant toutes les émotions imaginables. Il raconte l’histoire de deux hommes qui sont codétenus en prison. L’un condamné pour faute grave, l’autre pour ses positions politiques. Nous les observons apprendre à s’adapter aux cartes que la vie leur a données, tout en essayant de réapprendre à vivre.

Ce n’est pas une Veuve Noire !

C’est une histoire d’acceptation, de la façon dont les opposés s’attirent. Comment l’amour est le pardon. Quelle que soit la situation, il est tout à fait normal d’être à l’aise dans l’inconfort.

Nous commençons par observer deux hommes incomparables essayer de se connecter. La tension, l’atmosphère, la difficulté. Chacun racontant ses histoires très différentes et cherchant un terrain mutuel et neutre. Au bout d’un moment, on passe de la remarque de leur genre à l’observation de deux personnes essayant de passer du temps ensemble. Voir leur lien grandir, s’approfondir et évoluer est captivant. Samuel Barnet dans le rôle de Molina est fascinant. Declan Bennett , dans le rôle de l’homme dur à cuire et du manifestant Valentin, nous montre son côté plus doux à travers une conversation sur ses films préférés. Des ombres étaient projetées sur le plateau, ce qui ajoutait de la beauté à ce qui est, en essence, une œuvre sur l’amour, quelle que soit sa forme. C’est là que les talents de la réalisatrice Laurie Sansom se révèlent, la beauté de la conversation générale signifiant bien plus que, eh bien, la conversation générale.  Les images et le contenu de l’histoire cinématographique m’ont captivé tout au long. Les deux commencent à ne faire qu’un à mesure que leur relation s’épanouit en bien au-delà de l’amitié.

Puis ils consomment leur amour : tendrement, férocement, animalistement, captivant.

Le thème sous-jacent de cette pièce, à mes yeux, est que l’amour est toujours la réponse, quelle que soit la question. Vous en sortirez en regardant le monde à travers un regard nouveau. C’est le cœur de la pièce, les nuances et les inflexions, qui vous accompagneront bien après avoir quitté le théâtre.

Kiss of the Spider Woman est joué jusqu’au 5 mai, vous pouvez réserver vos billets pour Kiss of the Spider Woman ici.

Kay Johal

By Kay Johal

Kay aime particulièrement les comédies musicales et a une passion pour l’écriture.