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Recommandé pour les 15+ ans. Avertissements de contenu : Veuillez noter que cette production contient des représentations graphiques d’avortement, de sang, d’une rencontre sexuelle forcée et de contenus sexuels, ce qui peut parfois être bouleversant.
Performance Dates
24 January - 19 April 2025
Run time: 1 hour 55 mins
No interval
31 reviews
Après une série à guichets fermés acclamés par la critique à l’Almeida, The Years est transféré au Harold Pinter Theatre du West End. Jouant une série strictement limitée à partir du 24 janvier 2025, ne manquez pas votre chance de découvrir ce « chef-d’œuvre » (The Guardian). Réservez vos billets officiels dès aujourd’hui !
Inspirés du chef-d’œuvre intrépide de la lauréate du prix Nobel Annie Ernaux, cinq acteurs dressent un portrait sans compromis d’une femme façonnée par son monde en rapide évolution.
La mémoire ne s’arrête jamais. Elle associe les morts aux vivants, les réels aux êtres imaginaires, les rêves à l’histoire.
Elle prend la pose et l’obturateur de l’appareil photo clique : un enfant jouant dans les décombres de la Seconde Guerre mondiale. Clic. Un étudiant découvrant des fêtes et des corps d’hommes. Clic. Un militant qui se bat pour le droit de choisir. Clic. Une femme choisissant un canapé en velours. Clic. Une mère emmenant son aîné au judo. Clic. Un amant séduisant un homme plus jeune. Clic. Une grand-mère présentant sa petite-fille à la caméra. Clic.
Veuillez noter que cette production est recommandée pour les 15+ ans et contient des représentations explicites d’avortement, de sang, d’une rencontre sexuelle forcée et de contenus sexuels, qui peuvent parfois être pénibles. La production comprend l’utilisation de cigarettes électroniques, de brouillard et de lumières clignotantes.

La star du cinéma, de la télévision et du théâtre, Tuppence Middleton (Downton Abbey), doit rejoindre la distribution de la production West End de The Years, succédant à Romola Garai. Middleton commencera les représentations le 10 mars 2025, après la dernière apparition prévue de Garai le samedi 8 mars.
Adapté du roman semi-autobiographique de la lauréate du prix Nobel Annie Ernaux, The Years a été salué comme un « chef-d'œuvre » par The Guardian. La pièce retrace la vie d’une Française anonyme de 1941 à 2006, entremêlant des jalons personnels avec des événements mondiaux marquants. Le public assiste à son parcours à travers l’enfance, l’adolescence et l’âge adulte, sur fond de moments historiques tels que la Seconde Guerre mondiale, la légalisation de la pilule en France et la chute des tours jumelles. Cette structure narrative offre une exploration profonde de la mémoire, de l’identité et du passage du temps.
20 Feb, 2025 | By Sian McBride

Le régisseur apparaît depuis les coulisses et la représentation est interrompue. Nous en sommes au tiers de cette production magnifiquement tendre et discrètement profonde. Mais c’est trop pour certains.
Cette interruption s’est produite plus d’une fois pendant la période de The Years, tant dans le West End que lors de la saison à guichets fermés de l’Almeida. Un murmure discret d’inquiétude parcourt le théâtre, les spectateurs se tortillent sur leur siège alors qu’une personne s’évanouit et que d’autres se sentent trop mal pour continuer à regarder. La scène en question n’est pas un spectacle d’horreur, ni une démonstration gratuite de douleur – ce que le public du Harold Pinter Theatre a l’habitude de voir ces dernières années – mais plutôt quelque chose de bien plus troublant : une femme, seule chez elle, subissant la dernière étape de l’avortement sans accès à des soins médicaux appropriés. Il n’y a pas de musique dramatique, pas de cris exagérés, pas de seaux de sang. À la place, il y a une tristesse silencieuse, et le poids de l’isolement alors qu’elle raconte l’un des moments les plus douloureux de sa vie. Sa réalité insupportable d’être laissée à souffrir sans aide.
Et pourtant, ici, au théâtre, l’aide arrive rapidement. Les huissiers se déplacent avec une précision experte pour aider ceux qui sont submergés, offrant le soin même que la femme sur scène est refusée. L’ironie est inévitable. Le public est physiquement bouleversé par le simple fait d’être témoin de ce que tant de gens ont dû endurer dans la vie réelle, pourtant la femme au cœur de cette histoire ne ressent aucun soulagement, personne ne se précipite pour soulager sa douleur. Il n’y a aucune sympathie à donner ensuite, juste du jugement et du dégoût.
La mise en scène de ce moment est délicate, traitée avec une précision émotionnelle qui refuse d’en faire un spectacle. Ce n’est pas une démonstration grotesque mais dévastatrice d’un humain, un moment qui persiste non pas à cause de ce qu’on voit, mais à cause de ce qu’on ressent. Et si c’est trop pour certains, cela ne fait peut-être que prouver sa nécessité.
10 Feb, 2025 | By Sian McBride